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Prix/ bourses/ aides aux projets
UNE NOUVELLE BOURSE AU BENEVOLAT LE 24 NOVEMBRE A AMIENS.
Pour toutes celles et tous ceux qui ont un peu de temps libre à partager.

Chaque année, France Bénévolat Somme sensibilise des centaines de personnes à l’intérêt d’un engagement associatif bénévole.
Que vous soyez étudiant, demandeur d’emploi, actif ou non, retraité, les bourses au bénévolat sont l’occasion de découvrir les multiples missions proposées par les associations partenaires de France Bénévolat Somme.
8 conseillers de FBS seront toute la journée à disposition des personnes intéressées pour les écouter, comprendre leurs attentes et étudier avec elles les missions les plus adaptées.
Avec plus de 180 propositions, cette bourse est une réponse concrète à celles et ceux qui cherchent à donner un sens à leur vie en allant à la rencontre des autres.
La dernière bourse au bénévolat de l’année 2011 se tiendra le jeudi 24 novembre de 10h à 19h dans les salles 1 et 2 de l’espace Dewailly à Amiens.

Prix/ bourses/ aides aux projets
Bourse de voyage Zellidja
L'association Zellidja en appui de la Fondation Zellidja (sous l'égide de la Fondation de France) permet aux jeunes de 16 à 20 ans de compléter leur formation scolaire par un voyage financé par une bourse pouvant aller jusqu'à 900 euros.

Le boursier doit partir seul dans le pays de son choix (en France ou à l'étranger) pour une durée minimale d'un mois, construire un projet de voyage sur un thème totalement libre, associé à un budget, et remettre à son retour un rapport d'enquête, un journal de route et un carnet de comptes.

Projets à soumettre avant le 31 janvier sur www.zellidja.com
L'association Zellidja est agréée par le Ministère de l'Education nationale et de la Jeunesse et de la Vie Associative.
Laksana Hétroy
Association Zellidja
60, rue Regnault
75013 Paris
tel/fax. 01 40 21 75 32
info@zellidja.com

Europe
L'Actualité européenne

Présidence polonaise.

Du 1er juillet au 31 décembre 2011, la Pologne assure la Présidence tournante de l'Union européenne pour la première fois de son histoire. A tour de rôle, les Etats membres prennent effectivement la présidence du Conseil leur permettant ainsi d'avoir un impact sur l'évolution de l'Union.

Etudes/ formations/ métiers
Nouveau diplôme à l'ESAD
Depuis septembre 2010, l'école supérieure d'art et de design d'Amiens propose un diplôme national d'arts plastiques (DNAP) option art, images animées.

Les prochaines sessions de présélection
(pour l’année scolaire 2011-2012) auront
lieu les 13 et 14 mai 2011 et les sessions
d’admission auront lieu les 20 et 21 mai
2011. Date limite d’inscription : 15 avril
2011.

A noter : le DNSEP Art, images animées de-
vrait ouvrir en septembre 2013.
Source : Onisep

 
Réflexe > Archives loisirs/culture > Bande dessinée : Serge Letendre

S'il est surtout connu du grand public comme le scénariste de la Quête de l'Oiseau du Temps, Serge Letendre n'en est pas pour autant l'auteur d'UNE série, ou le chantre d'UN genre (l'héroïc fantasy). Il a en effet apposé son sceau sur des ouvrages aussi divers que Siloë (science-fiction), les Voyages de Takuan (aventure médiévale), Chinaman (western chinois), La Gloire d'Héra (mythologie), Les Errances de Julius Antoine (réalisme contemporain)...
Rencontre avec un grand Môôôsieur de la bande dessinée...

D'où vous est venue l'envie de vous lancer, avec Siloë, dans un grand récit de science-fiction ?

Serge Letendre : De lectures et de l'histoire elle-même. J'ai voulu qu'elle se situe dans cet univers parce qu'il me permettait d'introduire des inventions technologiques qui n'auraient pas été crédibles dans un autre univers.

Pourquoi en avoir confié le dessin à Servain ?

S.L. : Parce que c'est un dessinateur sensible, intelligent et exigeant, que son graphisme était porteur de toutes ces qualités et qu'il était partant pour cette aventure. J'ai fait des essais avec d'autres dessinateurs auparavant mais le mariage ne s'est pas fait, non parce qu'ils avaient des défauts ou pour des problèmes relationnels, mais pour des problèmes de compatibilité professionnelle (investissement personnel, délais trop longs...).

Votre autre nouveauté est le quatrième tome de Chinaman, dessiné par Olivier Taduc. Avec lui vous aviez déjà signé trois albums des Voyages de Takuan, une série mettant elle aussi en scène un asiatique, spécialiste des arts martiaux, exilé en occident.

S.L. : Les Voyages de Takuan ont été initiés avec Siméoni qui a déclaré forfait après deux albums. Delcourt m'a alors proposé Olivier Taduc que je connaissais un petit peu. Il s'est engagé sur trois albums et, une fois son contrat rempli, il m'a proposé Chinaman. C'est après seulement que je me suis rendu compte qu'il ne pourrait pas travailler sur Takuan et Chinaman en même temps. Takuan est donc définitivement arrêté. On avait pensé trouver un autre dessinateur pour la série mais dans ce registre là il n'y en a pas beaucoup.
Taduc est donc à l'origine de l'idée de Chinaman et nous continuons à évoquer ensemble les épisodes à venir. Sa femme Chantal, qui est prof d'anglais et qui connaît bien la littérature américaine, amène ses propres idées. Il me reste ensuite à structurer la chose, à introduire ma propre sensibilité. Pour résumer : l'idée originale de Chinaman, c'est Olivier Taduc. L'élaboration, c'est Olivier, sa femme et moi. Ensuite, je fais le découpage et j'essaie de mettre mon sel et mon poivre.

A la lecture du premier épisode de Chinaman, on s'attend à ce que le fil conducteur de la série soit une course poursuite entre le héros et Chow, son frère de sang et compagnon d'arme. Dès le second épisode, pourtant, cette voie est abandonnée.

S.L. : Exact. Mais c'est en fait une dynamique qui s'installe sans trop de calcul de notre part. Si on prend le parti de raconter l'histoire des Chinois aux Etats-Unis, comment faire autrement que montrer un Chinois qui sort de sa communauté ? Sinon ils vivaient dans leur propre ghetto et je n'ai pas suffisamment de connaissance sur la culture chinoise du ghetto de Chinatown. Chinaman doit, à un moment, passer par des épreuves, l'une d'elles est la solitude, et là il ne peut pas y avoir de comparse. C'est dans le troisième album, Pour Rose, grâce à sa rencontre avec Rose, une gamine de 10 ans (comme Siloë, quel hasard...), qu'il va se découvrir un peu plus lui-même. Dans le tome suivant, Les Mangeurs de rouille, Chinaman fait un retour un peu hésitant vers sa communauté d'origine mais il n'y trouve pas sa place. Cette place, qu'il est en train de se faire, est faite de balbutiements, de rencontres. Il est clair qu'un jour son compagnon d'arme croisera de nouveau son chemin mais nous ne voulons pas le faire trop rapidement parce qu'il faut d'abord qu'il fasse sa route tout seul, qu'il fasse l'apprentissage de la vie et devienne un individu à part entière. Lorsque les deux se retrouveront, ils se reconnaîtront mais se diront qu'ils ont changé.

Comment expliquez-vous le semi-échec commercial (près de 10 000 albums vendus, tout de même…) de La Gloire d'Héra, un ouvrage ambitieux aux qualités et au ton rares en bande dessinée ?

S.L. : Deux points : l'un est graphique et nous a été souvent reproché, c'est la couverture. Elle dévoile trop le contenu, c'est une couverture pour quelqu'un qui a lu l'album, et d'autre part elle n'est pas graphiquement séduisante. Nous allons essayer, s'il y a une réédition prochainement, de refaire la couverture de façon à ce qu'elle n'annonce pas d'emblée au lecteur qu'il est face à une tragédie (puisqu'il y a aussi un ton de comédie). Le deuxième obstacle majeur à la rencontre avec un public large est le sujet, qui est un sujet que la bande dessinée n'a pas l'habitude de traiter. Car de quoi parlons-nous ? De la folie d'un homme qui va tuer ses enfants pour ensuite devenir un mythe. Je n'ai pourtant rien inventé, c'est dans la mythologie grecque, ça a fait l'objet de pièces de théâtre, ça pourrait faire celui d'adaptations cinématographiques et ça marcherait très bien. Mais pour la bande dessinée c'est un propos inhabituel.
Notre intention était d'amener une préoccupation grave en utilisant une narration par moments facétieuse, avec le centaure notamment. Nous voulions mélanger les genres (le fantastique, l'aventure, la comédie...) et petit à petit amener le lecteur au cœur du sujet. Nous voulions berner le lecteur en ne lui disant pas, dès le départ, que notre histoire était une tragédie et en révélant seulement à la fin l'identité du personnage principal.
Nous travaillons actuellement sur un nouvel album, dans la même veine mais plus sur le ton de la comédie, avec pour héros un autre personnage de la mythologie grecque : Tirésias. Si l'éditeur nous demande de continuer et si nous arrivons à maintenir notre pari, même avec des variations de tons, nous espérons que ça permettra à d'autres auteurs de faire la même chose. Il n'y a pas la bande dessinée humoristique d'un côté et la bande dessinée "adulte", grave, de l'autre : on peut mélanger les genres. Quel bonheur, si on réussissait à faire école !

Sur L'Ami Javin, dernier épisode en date de La Quête de l'Oiseau du Temps, Dominique Lidwine est venu rejoindre le duo Letendre/Loisel. Comment vous répartissez-vous le travail ?

S.L. : Lorsque Régis et moi avons commencé à travailler sur le scénario de L'Ami Javin, nous n'en avons parlé à personne, parce que nous n'étions pas sûr de retrouver l'énergie et la grâce qui nous avait habités sur le premier cycle. Si l'histoire que nous avons écrite ne nous avait procuré aucun enthousiasme, il n'y aurait pas eu de suite, malgré les pressions de l'éditeur et du public.
Nous avons donc fait une première écriture du scénario à deux. J'en ai fait une seconde pour resserrer les boulons et j'ai retravaillé les dialogues. J'ai re-proposé ça à Régis qui m'a fait part de ses commentaires. Quel que soit le projet sur lequel je travaille, il est essentiel pour moi que le dessinateur participe à la réécriture du scénario. Le scénario n'est pas gravé dans le marbre, c'est de la pâte à modeler. Le dessinateur ne va pas mettre en cause l'histoire, mais il peut remettre en cause le découpage ou les dialogues. Cette adaptation là, cet enrichissement, on le fait à deux, toujours. Ce qui fait que le dessinateur s'investit beaucoup plus que s'il travaillait seul dans son coin à faire de la basse exécution. De mon côté, ça me permet de faire partager mon enthousiasme et de mieux comprendre en quoi ses remarques sont justifiées.
Une fois l'histoire écrite, Régis a réalisé le story-board, parce qu'il fallait qu'il y ait une homogénéité de style avec le premier cycle. C'est Lidwine, ensuite, qui a fait tout le dessin ; il a fait un travail magnifique. Régis a alors fait les couleurs pour que l'homogénéité se ressente aussi à ce niveau.

Pour conclure, sur combien de projets travaillez-vous actuellement ?

S.L. : Très peu. Parce que je suis très lent. Il y a la suite de Siloë, celle de Chinaman. J'ai un autre scénario qui est prêt depuis plus de six mois, mais je n'ai pas encore trouvé de dessinateur qui me convienne. Et puis j'ai un projet dans la tête mais il n'est pas encore écrit, il est donc prématuré d'en parler...

> Lire aussi notre dossier sur la Quête de l'Oiseau du Temps

> Interview de Taduc

> Lire aussi : l'interview de Christian Rossi


 
 
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